Vis platinées et tête de Delco

Qui se souvient de ces pièces d’allumage et de leurs réglages … de l’ordre d’allumage d’un 4 cylindres, des cales de réglages et lampe stroboscopique ? Personnellement, j’ai vu faire mais n’ai jamais appris.

J’ai vu arriver les stations diagnostics, oscilloscope amélioré, une grosse boîte avec des fils.
La recherche de pièces détachées s’effectuaient d’abord sur des gros livres édités par les constructeurs automobiles, puis sur un lecteur de microfiches. Les factures étaient tapées à la machine à écrire avec double en utilisant des feuilles carbone.

Les seuls contacts visibles avec l’informatique étaient alors des listings bande carole que recevaient la direction administrative (édition du grand livre, compte de résultat et bilan). Les fiches de paies étaient manuscrites tout comme devaient l’être les déclarations urssaf, tva, i.s. …

Tout ceci appartient au passé. La miniaturisation de l’électronique est passé par là, l’allumage électronique des voitures, la micro informatique, le cd-rom … une numérisation somme toute logique qui perdura après les trente glorieuses.

Les premiers allumages électroniques étaient des grosses “boîtes noires” dédiées à l’optimisation du fonctionnement du moteur. Au fil du temps, cette “boîte” a diminué en volume, mais en embarquant (oui, nous sommes dans l’électronique embarquée) de plus en plus de fonctions sophistiquées et parfois perverses : le “diesel gate” en est l’exemple le plus criant.
Mais l’électronique s’est aussi mise à la conquête de l’habitacle. Oh ! de manière très passive dans un premier temps, notre compte-tours devenait électronique, notre horloge de tableau de bord était aussi électronique à quartz, puis notre tachymètre : compteur de vitesse . Nous passions tout doucement de l’analogique au numérique tant sur les composants que sur les affichages. Puis vint les premiers ordinateurs de bord, la localisation géographique couplée à une carte routière : le “gps”, … une suite logique du progrès, les constructeurs intégraient ces nouveautés et cette modernité pour se démarquer de la concurrence, ou pour offrir une gamme de véhicules de plus en plus sophistiqués, jusqu’à l’arrivée de l’internet mobile et de l’ordiphone …

L’ordiphone, véritable couteau suisse, est l’intégrateur par excellence de l’ensemble des systèmes électroniques qui ont investi au fil du temps cet habitacle : système de positionnement (gps), cartes routières, autoradio (web radio, streaming), …. clé de portière, devenue plip avec fermeture centralisée des portes qui deviendra rfid, clé de contact (Neiman) devenue carte électronique qui deviendra rfid … et une foultitude d’application telles que TripAdvisor en remplacement du gros livre rouge, fameux guide gastronomique qui nous titillait les papilles rien qu’en le feuilletant, Waze assistant de navigation collaboratif et autres fonctions, de la recherche de la station service la moins chère au partage du coût de son trajet.

Mais l’électronique a continué d’évoluer au sein de la voiture de plus en plus bardée de capteurs : contrôleur de vitesse, détecteur de pluie, allumage automatique des feux, créneau automatique, système anti-collision, caméra filmant la route … de plus en plus de facilités pour nous accoutumer à la technologie.
L’arrivée d’assistants vocaux dans la voiture, un nombre de capteurs encore plus grands, une électronique embarquée qui analysera autant l’environnement extérieur que l’intérieur de l’habitacle (Uber a décidé d’enregistrer le son de “ses” courses aux USA, pour quand la vidéo ?).

L’arrivée de la 5G, porteuse de tant de promesses, va encore modifier de façon considérable, si on en croit les spécialistes et autres prescripteurs, nos mobilités. Bienvenue dans les voitures autonomes et “intelligentes” dont je ne conçois pas la cohabitation avec les conducteurs autonomes (voir en fin d’article).

Demain, nous hélerons une voiture taxi autonome via notre ordiphone en indiquant notre destination. Nous confierons notre vie à cette voiture devenue robot qui nous y amènera avec la plus grande diligence calculée.
Alors, au même titre que nous commençons à revendiquer aujourd’hui le droit à l’oubli pour nos vies numérisées, nous revendiquerons, éternels insatisfaits que nous sommes, la réappropriation du droit de se perdre … pour reprendre le contrôle de nos vies en redonnant sa place au hasard.

Quelques liens :
Wielding Rocks and Knives, Arizonans Attack Self-Driving Cars
People Are Reportedly Attacking Driverless Cars in California

Uber will start audio-recording rides as a safety measure

La 5G, co-pilote en devenir pour les véhicules autonomes
CES Las Vegas 2020 Self-Driving cars

Arcep : Newsletter de Décembre 2019
L’industrie automobile sera, en 2023, le plus gros marché de la 5G appliquée à l’internet des objets. Elle représentera plus de la moitié (53%) des équipements terminaux en 5G, estimés à près de 49 millions d’unités en 2023 (contre 3,5 millions en 2020 et 11,3 millions en 2022). Par ailleurs, la part des véhicules connectés à un service 5G passera de 15% en 2020 à 74% en 2023 et à 94% en 2028 (L’embarqué, 18 octobre 2019)

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Cohabitation conducteurs autonomes et voitures autonomes

Les véhicules autonomes ont tout à fait leurs places dans des circuits fermés et maîtrisés.

Dans le bois de Vincennes, une expérimentation a lieu depuis au moins 2 ans (Vincennes-Paris : les navettes autonomes bientôt prolongées article du 13/08/2019). La dernière fois que je suis passé dans les parages (été 2018), les cyclistes frôlaient les navettes et les gamins “s’amusaient” à se mettre devant … ce qui occasionnait un arrêt immédiat du véhicule. Je ne sais pas si face à un obstacle (branches), la navette est capable de faire preuve d’une certaine intelligence (contournement) ou si elle est bloquée sur sa trajectoire. Je ne sais pas si la prolongation de la desserte a vraiment eu lieu jusqu’à la porte Jaune : ce qui nécessiterai une éventuelle remise en état et synchronisation feux/navettes d’un côté (vue mai 2018 & vue août 2018) et vers la mairie de Vincennes de l’autre.

Les taxis et vtc verront à terme dans la voiture autonome une concurrence déloyale, un ennemi. Le véhicule autonome n’a pas à satisfaire de besoins naturels : dormir, faire une pause ou encore recevoir une paie, cotiser pour une retraite – puisqu’il finira ses jours dans une casse automobile. Nos rues deviendront-elles un nouveau manège d’auto tamponneuses ? J’attends de voir la voiture autonome se ranger sur le côté et sortir alors ses “petits bras musclés” pour rédiger le constat à “l’amiable” !
Toutes ces voitures filmeront et éventuellement écouteront la route, la rue, les trottoirs, nous, nous déplaçant à pied, en vélo, en deux roues et en voiture … sauf à tous nous équiper d’un capteur 5G.

Enfin, comment la voiture autonome vérifiera-t-elle que l’ensemble des colis ou bagages mis dans son coffre ont bien été enlevés ? et quid de la licéité de leurs contenus ? et de la responsabilité du transporteur ?
Le législateur, la police, la justice, les carrossiers et les assureurs vont avoir beaucoup de travail !

Voilà pourquoi je ne crois pas à la coexistence des conducteurs citoyens autonomes et des voitures autonomes.


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Faut il attendre la 6G ?
Et de repenser notre modèle telecom de concurrence par les infrastructures dans une approche plus eco responsable ? green deal ?

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Visite du futur prolongement vers Porte Jaune

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