Et si nous avions tout faux ?

Alors que bon nombre de nogentais sont déjà la tête au soleil et les pieds dans l’eau, ces jours de canicule interpellent forcément.
Et si nous avions tout faux ?

S’il fallait concevoir aujourd’hui l’entrée de ville « Centre d’affaires Nogent Baltard », les façades sombres et pour certaines métalliques, captant et restituant la chaleur ne seraient à l’évidence pas la meilleure option.
La nouvelle entrée/sortie de la Gare RER A de/vers l’avenue de Joinville, exposée plein Sud, enfermée dans un U d’immeubles, revêtue d’un asphalte bien noir, était ces derniers jours un véritable four en plein cagna (et je passe l’absence de structures adaptées au stationnement des vélos).

J’ai lu/entendu récemment que :

  • Les gaz à effet de serre et le dérèglement climatique auront encore un effet au delà de 2050 (dans 30 ans, c’est déjà demain).
  • Des villes (comme Paris) se dotent d’une nouvelle fonction : C.R.O. Chief Resilient Officer.
  • Ursula von der Leyen (Présidente de la Commission Européenne) annonce un « green deal » pour faire de l’U.E. le 1er continent neutre en carbone en 2050.

Comment décliner un plan d’action cohérent (think global, act local) introduisant l’impératif de résilience face aux enjeux climatiques mais aussi une lutte contre l’émission des gaz à effet de serre (nouvelles mobilités, passoires thermiques, récupération des calories …) ?

Un PLU territorial avec une planification plus aboutie et des objectifs chiffrés ?

Repenser/remettre la végétation dans les rues (arbres fruitiers par exemple, nourriture pour la biodiversité) ?
Rafraichir la ville (fontaines, stationnement des voitures (qui, en plein cagna, captent la chaleur le jour et la restitue la nuit) à l’ombre) ?
Stocker l’eau dans des réservoirs souterrains (en lieu et place du vaste projet Cœur de Nogent par exemple) ?

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